Points de vue à partir d une histoire simple

Je descends quatre à quatre les escaliers en colimaçon de cette vieille tour, au sommet de laquelle je viens de grimper péniblement. 347 marches, c’est écrit dans le dépliant. Il fait sombre, les marches sont irrégulières, foulées pendant plus de 7 siècles par des milliers de pieds. Vivement l’air frais ! Je vois l’entrée se dessiner ! Je me précipite vers l’extérieur. Enfin la rue ! Devant moi, le petit train touristique. Plus loin, l’embarcadère. Un groupe de japonais attend sagement de pouvoir grimper à bord d’un des bateaux-mouches. Il pleut.


Je te dis qu’il y a 347 marches pour arriver au sommet de cette tour. 3, 4, 7 ! Tu entends ? Tu n’y arriveras jamais, crois-moi ! Tu es trop lourd, ça va t’épuiser et ça prendra un temps fou. Et puis, je te rappelle que tu as une patte folle ! Je te propose la chose suivante : j’y vais seule et pendant ce temps, tu achètes un ticket pour faire un tour en train. On prendra le bateau un autre jour. Regarde tous ces touristes japonais. Je suis sûre qu’on devra attendre le prochain. Et puis il pleut. Demain, il fera beau, ils l’ont annoncé.


J’ai grimpé quatre à quatre jusqu’au sommet de la tour. J’ai compté 338 marches. Maman m’a dit qu’il y en avait 347. Il faut que je les recompte en descendant ! Dominique me montre du doigt la maison où elle habite, à côté de cette place en demi cercle. L’appartement est au 2ème étage. Ouh là là, on a laissé les fenêtres ouvertes alors qu’il pleut ! Ça me fait rigoler. Je regarde le train touristique, petit point bleu et blanc tout en bas. Je me réjouis d’avance. Je mettrai les écouteurs sur mes oreilles. J’adore la traduction en anglais, et puis aussi celle en japonais. Pour le bateau, Maman et Dominique ont décidé d’attendre demain. Il fera sûrement beau. C’est génial, comme ça je pourrai m’asseoir devant sur le pont !


私 は(下がってください)4時4分、それの頂点で私がちょうど困難で登ったところであるこの古いタワーのらせん階段を下げます.347の歩く(ステップ)、それはリーフレットに書かれます。 彼(それ)は夕暮れを作ります、歩く(ステップ)は、何千という足によって7世紀のさらに多くの間に歩かれて、不規則です。 深く新鮮な空気! 私は登場(エントリー)が形をとっているのを見ます! 私は外部に急いで行きます。 最終的に道路! 私の前(に・で)、小さい観光客は訓練します。 もっと遠い、着陸ステージの。 日本人のグループが機内に賢く登ることが可能である(急騰します)のを待ちます。 雨が降っています。 私は(彼・それ)らに合流します。


On est samedi. Je suis un des 5 bateaux-mouches qui sillonnent l’Ill à Strasbourg, été comme hiver. Je porte fièrement mon nom, l’Alsace III, le plus récent de la flottille. Aujourd’hui il pleut, ce qui ne décourage pas les touristes, en particulier japonais. Ils attendent sagement devant mon ponton que je veuille bien les laisser monter. Du coin de l’œil, j’aperçois mon copain Freddy le p’tit train bleu et blanc. J’ai appris hier qu’on allait le remplacer. Des ennuis mécaniques irrémédiables ! Ça me rend si triste. Derrière lui, la tour de la cathédrale. 347 marches à ce qu’ils disent. Tiens, voilà un curieux monsieur qui sort de la tour en courant. Il respire un bon coup, essaie en tout cas, puis regarde Freddy. Il se penche en avant, se relève, regarde autour de lui, visiblement angoissé. Et tout à coup, il s’écroule. Un vent de panique souffle sur la place du Marché aux Poissons. Le Samu arrive. Une crise cardiaque comme je l’ai appris plus tard.

Aujourd’hui, c’est lundi. Il pleut toujours. Freddy n’est plus là.


3, le nombre du ciel.

4, celui de l’univers.

7, la vie éternelle.

347 marches usées, celles de ma vie.

Grimpées une à une.

Pour rien au monde, je ne les redescendrais.

Je me sens si légère ici.


Je m’appelle Freddy. Comment, vous ne me connaissez pas ? Je sillonne les rues du centre ville de Strasbourg, tout en racontant son histoire en 15 langues. Je suis stationné devant la tour de la cathédrale. Les enfants m’aiment tout particulièrement. Ils s’amusent inlassablement à écouter les différentes traductions. L’anglais et le japonais les attirent beaucoup. J’ai un seul pote. Il a pourtant un nom très pompeux, l’Alsace III. Je l’appelle Zazou. On rigole beaucoup tous les 2. Vous ne me croyez pas ? Il y a 2 écluses sur son trajet. Leur traversée dure 15 minutes. Et bien, je m’arrange pour passer dans les parages à ce moment-là. Et puis je dépose mes clients un instant, ce qui me permet d’entamer une tchatche avec Zazou. Eté comme hiver, sans relâche. Ça c’est une amitié ! En connaissez-vous de semblables ?

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Je danse dans le vent.

 

Une fleur cachée parmi les herbes.

Un souffle joue avec la légèreté.

Je plie, fléchis, touche terre.

Je me relève, j'essaie en tout cas.

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