Chien triste

Madame Sofia elle aimait pas quand j’étais comme ça. Elle disait que j’avais l’air d’un petit chien tout triste avec de longues oreilles qui pendaient et que si je continuais j’allais marcher sur mes oreilles et me casser la figure. Je levais alors la tête et je la regardais droit dans les yeux pour lui montrer que j’étais grand et que c’était mathématiquement impossible que mes oreilles touchent par terre. Que si la distance entre mes oreilles et mes pieds est de 1,30 m, quand je ne vais pas bien et que je baisse la tête, elle est toujours de 1,26 cm. Que donc, même quand je suis extrêmement abattu comme aujourd’hui, je ne peux pas avoir l’air d’un petit chien qui se prend les pattes dans ses oreilles.

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Je danse dans le vent.

 

Une fleur cachée parmi les herbes.

Un souffle joue avec la légèreté.

Je plie, fléchis, touche terre.

Je me relève, j'essaie en tout cas.

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